QUALITÉ DE L'INFORMATION ET CONSENTEMENT ÉCLAIRÉ
MEILLEURE GARANTIE DE GESTION DU POST-OPERATOIRE

 

La clarté et la qualité des informations échangées lors des consultations pré-opératoires
sont fondamentales à la bonne compréhension de l'intervention prévue et demandée.
Le chirurgien vous a communiqué différents documents (devis, consentement éclairé,...), brochure explicative ou un site Web d'information... Si la plupart du temps, les suites sont simples, une complication peut survenir. Il faut absolument une communication et un contact permanent avec votre chirurgien.
Un Chirurgien Plasticien qualifié vous assure par sa formation de la compétence
requises pour LIMITER LE RISQUE de ces complications, et les traiter efficacement. Ainsi une “retouche” peut se révéler utile, décision prise d’un commun accord au cours
d’un suivi régulier. Votre opérateur souhaite encadrer au mieux l'intervention, afin de
vous aider à vivre ce geste chirurgical librement consenti de la meilleure façon possible.

En effet, “LE RISQUE ZÉRO” N'EXISTE PAS et l'acte chirurgical implique une prise de
risque, faible statistiquement, mais tout à fait réelle.

Les chirurgiens plasticiens qualifiés respectent le code de déontologie médicale,
S'ASTREIGNENT À UNE OBLIGATION DE MOYENS ET À UNE OBLIGATION
D'INFORMATION DÉTAILLÉE
: déclaration de consentement éclairé et devis
obligatoire pour les actes relevant de la chirurgie esthétique.
Cependant, il faut insister sur le fait qu'IL N'EXISTE AUCUNE DÉFINITION D'UN
"RÉSULTAT" EN CHIRURGIE PLASTIQUE ET ESTHÉTIQUE.
Le professionnel s'engage à tendre vers l'amélioration morphologique envisagée qui reste cependant sous la dépendance D'UNE ÉVENTUELLE COMPLICATION POSTOPÉRATOIRE OU D'UN ALÉA THÉRAPEUTIQUE IMPRÉVISIBLES .

Ainsi, suivant les recommandations des Syndicats et Sociétés Savantes, les Chirurgiens
Plasticiens, professionnels compétents rappellent :
• Qu'ils interviennent dans des conditions de cicatrisation et de susceptibilité biologique différentes d'un patient à l'autre et d'une région du corps à l'autre.
• Que la personnalité biologique et sanitaire de chaque opéré introduit une variable supplémentaire dans l'évolution postopératoire.
• Que des incident mineurs: inflammation, désunion partielle, petites infections,
peuvent survenir. Ces épisodes peuvent parfois dégrader la qualité de la cicatrice, et allonger la période d'évolution cicatricielle dont le cours normal est de 12 à 18 mois.
• Que des incident mineurs: inflammation, désunion partielle, petites infections, peuvent survenir. Ces épisodes peuvent parfois dégrader la qualité de la cicatrice, et allonger la période d'évolution cicatricielle dont le cours normal est de 12 à 18 mois.
• Qu'enfin un aléa thérapeutique peut compromettre l' avenir et la santé d'un patient informé et consentant, avec de multiples conséquences, et ceci sans faute mdicale et sans antécédent particulier.

INFORMATIONS GENERALES

LA CONSULTATION MEDICALE

Cette étape est fondamentale. Elle est le premier contact qui va permettre d’aboutir aux
conclusions les mieux adaptées .Le chirurgien note les antécédents particuliers du (de
la) patient(e) sur le plan médical, chirurgical et s’informe d’éventuelles allergies.
Le(a) patient(e) expose alors de manière détaillée les raisons qui l’amènent à consulter.
Il exprime ce qui le gêne, le caractère récent ou ancien, ce qu’ il attend d’une telle
intervention, ce qu’ il en sait et les craintes qu’ il a.

L’examen effectué par le chirurgien plasticien tient compte de tous les éléments : degré
de motivation, raisons invoquées, anxiété, âge, état des tissus, importance des lésions,
traitements déjà effectués...

A partir de tous ces éléments il confirmera ou non l’utilité d’une telle intervention et en
expliquera précisément toutes les modalités : bilan préopératoire, mode d’anesthésie,
technique retenue pour ce cas particulier, déroulement et durée de l’intervention, durée
du repos post-opératoire, hospitalisation éventuelle, soins à prévoir dans les suites
immédiates de l’intervention, gène qui en résultera sur le plan professionnel et familial,
type de résultat que l’on pourra obtenir, les cicatrices et leur devenir, les conseils
post-opératoires, les risques, aléas et complications inhérents à tout acte chirurgical et
à cette intervention en particulier.

De nombreuses autres questions pourront se poser auxquelles le chirurgien doit
répondre de la façon la plus précise et la plus juste pour permettre (au) à la patiente de prendre les mesures nécessaires à un déroulement harmonieux et serein de l’intervention et de ses suites.
Dans tous les cas, une phase de réflexion est nécessaire, et sera conseillée pour prendre du recul par rapport à toute décision.

Selon le degré de motivation du patient, cette consultation peut n’être qu’une simple
information, ou, au contraire, si l’indication est bonne, le point de départ de cette
intervention.Une liste des examens à faire lui sera ensuite remise et si tous les éléments
sont réunis, une date opératoire de principe sera retenue.
Le patient se présentera alors, aux jour et heure convenus, avec ses examens, en vue
de cette intervention (le bilan pré-opératoire peut être fait à la clinique même).

LE SEJOUR EN CLINIQUE est souvent court.
LORSQU'UNE ANESTHÉSIE LOCALE EST PRATIQUÉE, ou lorsqu'une prémédication
est effectuée, quelques heures suffisent pour que les produits soient éliminés et que (le)
la patiente, après s'être reposée et avoir pris un repas léger, puisse se rendre à son
domicile (bien entendu il ne faut pas qu' (il) elle conduise et (il) elle doit se faire raccompagner).

LORSQU'UNE ANESTHÉSIE PLUS PROFONDE EST INDIQUÉE, 24 à 48 heures
d'hospitalisation suffisent en général avant que (le) la patiente rentre à son domicile
toujours dans les mêmes conditions.
Certains cas particuliers nécéssiteront une hospitalisation plus longue.

Dans tous les cas, ces différentes interventions doivent être effectuées dans une
structure adaptée, c'est-à-dire alliant sécurité et confort du patient selon des normes
bien précises et établies. Un agrément ou une accréditation délivrée par les
autorités de tutelle compétentes doit en attester.
La clinique,au même titre que toute structure hospitalière doit être conçue selon les
critères les plus rigoureux où la compétence des praticiens, la vigilance des infirmières,
le modernisme de toutes les installations techniques et la disponibilité du personnel
soignant ne doivent rien laisser au hasard.

Une fois l'intervention faite et le patient rentré à domicile, des contrôles réguliers
seront effectués à la fois pour l'informer des suites, pour apporter les soins nécessaires
et donner les conseils utiles pour que cette période post-opératoire se passe dans les
meilleures conditions. Ce contact chirurgien/patient, apporte un élément de sécurité
supplémentaire et permet une surveillance prolongée.

LA CONSULTATION ANESTHESIQUE

Le mode d'anesthésie qui sera choisi dépend :
• du cas particulier du patient • de son degré d'anxiété • de l'intervention retenue

• L'ANESTHÉSIE LOCALE SIMPLE : pour des interventions courtes, type chirurgie
dermatologique ou paupières supérieures par ex, l'insensibilisation est immédiate et le
(la) patient(e) peut repartir peu de temps après l'intervention.

• L'ANESTHÉSIE LOCALE APPROFONDIE ou anesthésie locale potentialisée ou
neurolept-analgésie : mode le plus souvent utilisé en chirurgie esthétique,
intermédiaire entre l'anesthésie locale simple et l'anesthésie générale.Le patient est
prémédiqué (pour atténuer toute anxiété), et le médecin anesthésiste met en place une
perfusion par voie veineuse .C'est un sommeil contrôlé qui est induit où disparaît toute
anxiété et le chirurgien utilise aussi une anesthésie locale .
Le patient est de nouveau conscient dès la fin de l'intervention et se repose ensuite
quelques heures.Ce mode d'anesthésie est utilisé pour de nombreuses interventions :
lifting cervico-facial, paupières, certaines lipo-aspirations...

• L'ANESTHÉSIE GÉNÉRALE est réservée à certaines interventions particulières
(hypertrophie mammaire, plastie abdominale étendue...) ou pour certains patients qui
demandent eux-mêmes ce type d'anesthésie.
Si dans ce domaine aussi, les progrès de l'anesthésie et la surveillance constante
assurent les meilleures conditions de sécurité, il existe egalement des risques et
aléas per et post-opératoires inhérents à tout acte médical et qui feront l’objet
d’explications détaillées et personnalisées.

PRECAUTIONS A PRENDRE AVANT L’ANESTHÉSIE :

Le médecin anesthésiste que vous aurez vu en consultation pré-opératoire saura au
mieux vous donner les conseils les plus adaptés à votre cas.
• S’agissant d’une anesthésie de type générale, il est nécessaire d’être à jeûn c’est à dire de ne boire ni manger ni fumer au moins 6 heures avant l’intervention.
Si vous devez prendre des médicaments particuliers, l’anesthésiste vous aura précisé
quand et comment les prendre.
• Bien évidemment, vous éviterez d’être maquillée, d’avoir les ongles vernis lorsque
vous serez en salle d’opération.
• Appareil dentaire, lunettes ou lentilles, prothèses auditives, seront laissés dans votre
chambre et confiés à votre infirmière.

PRECAUTIONS A PRENDRE APRÈS UNE ANESTHÉSIE :

Il est fréquent qu’après une anesthésie générale le patient soit fatigué pendant
quelques jours.
Le traitement post-opératoire sera adapté au mieux par l’anesthésiste qui
conseillera vitamines et stimulants nécessaires pour une reprise plus rapide de l’activité
normale.
Après accord de l’anesthésiste, il sera possible de reprendre une alimentation normale
quelques heures après l’intervention et le premier lever du lit doit nécessairement être
fait en présence de l’infimière.
Dans tous les cas, lorsque vous devrez quitter la clinique ou l’hopital, qu’il s’agisse du
jour même pour une anesthésie locale ou ambulatoire ou du lendemain ou des jours
qui suivent, un examen médical préalable sera fait par le médecin qui sera à même de
donner l’autorisation de votre sortie.

Dans tous les cas, un contact régulier sera maintenu entre la patiente et le service
médical pour s’assurer de suites simples et normales.
C’est votre médecin qui vous dira selon l’anesthésie que vous avez eu et l’intervention
subie, quand vous pourrez reprendre une activité normale, quand, en particulier, vous
pourrez conduire, faire du sport ou vous exposer au soleil.

QUELS SONT LES EFFETS SECONDAIRES ET COMPLICATIONS QUI POURRAIENT SURVENIR AU COURS OU AU DÉCOURS D’UNE ANESTHÉSIE?

Toute intervention comporte un risque de complications. Ce risque étant d’autant plus
faible qu’un bilan pré-opératoire aura été établi et qu’un traitement adapté aura été
instauré.
Ce traitement doit tenir compte de l’âge du patient, de son mode de vie, de ses
facteurs de santé et d’éventuelles maladies avec traitement en cours.
Si les complications sont rares, il est nécessaire qu’elles soient expliquées au cours d’une information préalable. C’est dans ce but que sont détaillés l’ensemble des incidents inhérents à tout geste anesthésique qui sont décrits ici.

COMPLICATIONS D’ORDRE GÉNÉRAL :

• Hématomes sanguins; infection, inflammation.
• Thrombose veineuse avec formation de caillots au niveau d’une veine.
• Inflammation des vaisseaux ponctionnés,Irritation au niveau des membres supérieurs
ou inférieurs à type de fourmillements, sensation de pesanteur.
• Embolie pulmonaire par migration d’un caillot sanguin au niveau pulmonaire.
• Trouble de la sensibilité, le plus souvent transitoire au niveau d’un site de ponction.
• Difficultés de déglutition, enrouement, modification de la voix avec irritation des
cordes vocales dûs à la présence de la sonde d’intubation.
• Lésion d’une dent ou d’une prothèse dentaire lors de l’intubation.
• Troubles digestifs à type de nausées, vomissements post-opératoire.
• Régurgitation de liquide gastrique avec risque d’inhalation et d’infection pulmonaire.
Ce risque survient surtout lorsque le jeûn n’a pas été respecté.
• Irritation nerveuse sensitive ou motrice par compression d’un nerf si une position
opératoire était trop longtemps maintenue.
• Céphalées et maux de tête.- Réaction allergique possible avec manifestation cutanée
de type prurit ou démangeaisons.
• Baisse de l’acuité visuelle, rarement irréversible, le plus souvent transitoire et corrigée
par un traitement adapté.
• Troubles de la miction qui peuvent rendre nécessaire un sondage urinaire.
L’ensemble de ces signes sont en règle général régressifs.

CERTAINES COMPLICATIONS PEUVENT ÊTRE PLUS GRAVES :

• Risques infectieux type hépatite virale ou risque de transmission du V.I.H.
• Choc anaphylactique par réaction allergique majeure.
• Troubles du rythme cardiaque et défaillance vasculaire voire respiratoire.
• Embolie massive avec ou sans phlébite patente.

Lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le patient
des risques anesthésiques. Il faut savoir que l'anesthésie induit dans l'organisme des
réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser. Le fait d'avoir
recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte
réellement chirurgical fait que les risques encourus sont devenus rares. Il faut savoir, en
effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont
fait d'immenses progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale,
surtout quand l'intervention est réalisée en dehors de l'urgence et chez une personne
en bonne santé.